Si vous avez une question sur sa peinture ou sa vie, Modesto Roldán, sera enchanté de vous répondre. Certaines de ses réponses sont publiées ci-dessous.

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Quels sont vos souvenirs d’enfance et d’adolescence qui prédominent.


Ma mère était couturière, je veux dire que c’était elle qui habillait de façon élégante et distinguée les dames du village. Notre maison était un atelier où des jeunes filles travaillaient, chantaient et riaient de bon cœur. Je m’en souviens comme d’un harem oriental ou plutôt comme le plus beau des tableaux d’Ingres qui s’appelle « Le bain Turc ». C’est évident que ce souvenir, comme il est agréable, multiplie les émotions de ce gamin de 10 ans. Flashs de lumière que le hasard d’un courant d’air faisait déplacer les rideaux et matérialisait les formes d’une peinture aveuglante, ou apparaissait de façon fugace une épaule robuste, le début d’un sein de nacre, des muscles blancs et des rouges qui, immédiatement après restaient suspendus dans la pénombre et enregistrés dans le cortex de façon indélébile. À cet âge là, j’étais un astucieux et précoce “voyeur”, toujours à l’affut de ces surprenantes et merveilleuses scènes. Le fait d’avoir l’intuition que certaines d’entre elles n’étaient pas si fortuites que ça, ne faisait que rajouter du piquant à la situation me faisant passer du stade de la contemplation à celui du rêve. Et ces moments ont été tellement agréables qu’heureusement qu’ils persistent dans la mémoire jusqu’aux derniers jours de nos vies. Nous sommes faits du même matériel que celui avec qui on fabrique nos rêves. C’est un grand homme spécialiste en rêves qui l’a dit, et je n’invente donc rien.

Aujourd’hui encore, j’essaye seulement avec ma peinture d’entourer de matière mes phantasmes.


Comment tu définis ou situes ta peinture?


Dans un vaste spectre de la symbolique. Le réel, c’est évident, je ne sors pas de là. Mais le tout, passé par le filtre de l’onirisme que les critiques ont toujours convenu de nommer ma propre personnalité.

Je suis incapable de réaliser quoi que ce soit à la commande ou dirigé par des normes qui ne sont pas les miennes. En gros, et à quelques exceptions près, je peins selon mes caprices, certaines fois et de façon chaque fois plus fréquente, par la présence de ce fantôme réticent.




Comment la define les autres?


En général, et de cette même façon là, avec laquelle je viens de la définir. Une personnalité différente et distincte, Ainsi l’on dit les critiques et les connaisseurs de mes œuvres en général.


Quels artistes vous ont influencé et pourquoi ?


Gustav Klimt, Odilon Redon, Max Ernst, Rafael, Léonard de Vinci, Anglada Camarasa y bien d’autres. Actuellement mes peintres préférés sont Barceló, Quetglas Veliakovic, Botero...



En quoi ont pu vous influencer les pays où vous avez vécu ?


La peinture française, surtout celle de Fragonard, Boucher Renoir, Delacroix. Quant au pays qu’est la France, c’est celui que j’aime le plus, car il correspond de tout point de vue à mon goût pour la vie et la liberté. J’ai vécu là bas le meilleur de ma vie.


Dans quel sens a évolué votre œuvre?


Elle a évolué seulement dans le sens de sa formalisation plastique. Les références esthétiques, voire étiques, ont toujours été les mêmes : l’atelier de couture de ma mère.

C’est tout à fait possible que mes premières années, par les tenaces mouvements d’avant-garde, aient influencé ma façon de faire et de penser la peinture et la « Néo-Plastique » de Mondrián qui a été la plus écrasante pendant deux éphémères années. Il en est resté d’elle un soin très particulier de l’équilibre des masses de composition. Le critique international Edouard Roditi a dit de façon très juste qu’il serait critiqué par les puristes, qui verraient comme un blasphème mon projet qui introduisait un dense érotisme dans les postulats géométriques et les débordements d’Eros en y voyant une sorte de censure camouflée. Je crois maintenant que les deux tendances avaient raison. Le critique d’Art espagnol Aguilera Cerni a corroboré tout cela plus tard dans "Panorama del Nuevo Arte Moderno".

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